L'association Les Amis de Leo Drouyn vous invite à découvrir dans de conviviales rencontres, sur les pas de l'artiste archéologue du XIXe siècle, le patrimoine girondin, ses richesses architecturales, artistiques, ses paysages et son terroir...

jeudi 25 octobre 2012

Arsac le 9 Septembre 2012 - Compte-rendu


Fête à Léo 2012
Circuit roman en Médoc
Dimanche 9 septembre

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59 touristes ont pris place dans le bus affrété pour un circuit roman en Médoc. 15 accompagnants supplémentaires se sont joints au groupe au cours des visites. Journée riche en découvertes que nous devons au dévouement de plusieurs associations de bénévoles dynamiques et passionnés. Le temps fut une nouvelle fois de la partie mettant en valeur de surprenantes et magnifiques églises richement sculptées.



Eglise St Germain d’Arsac: comme de nombreux villages de France, l’histoire d’Arsac est liée à son église et à son château. L’église est dédiée à St Germain « l’Auxerrois » (évêque d’Auxerre au Vème siècle). L’église que l’on voit aujourd’hui a été entièrement restaurée au siècle dernier. De l’édifice médiéval, il reste le remarquable porche roman datant du XIIème siècle, classé monument historique. En 1861, le clocher a été reconstruit, puis viendront la pose des vitraux de 1872 à 1878, les deux chapelles ainsi que deux travées de la voûte, qui lui donnent son aspect actuel.
A l’intérieur, nous observerons la remarquable voûte ogivale, les fonts baptismaux, les peintures de la voûte située au-dessus de l’ancien sanctuaire. L’autel de la Vierge du XVIIIème siècle et la Vierge en bois doré (XVIIIème siècle) sont dignes d’intérêt. Sur les murs de la nef sont tracées des peintures de couleur noire, datées des XIVème et XVème siècles : il s’agit d’une litre funéraire (bandeau noir peint sur les murs d’une église en l’honneur d’un grand personnage local disparu).

Eglise St Saturnin de Moulis-en–Médoc :
Moulis viendrait de Moulix puis Moulins à cause de la présence de nombreux moulins.
Vous ne resterez pas indifférent au charme de son architecture. Elle est considérée comme un véritable joyau de l’art roman. Elle a été construite en un siècle. Elle est bâtie sur les ruines d’édifices gallo-romains des Ier et IIIème siècles. Du temps des Mérovingiens (première dynastie des rois francs, elle tire son nom de Mérovée premier roi franc. Elle fut évincée par les Carolingiens en 751)
Des baptêmes en grand nombre y étaient célébrés. Le sous-sol abrite de nombreux sarcophages, car Moulis fut une paroisse très importante.
Le plan initial comporte une abside, deux absidioles, un long chœur, un transept et une nef. Deux bas-côtés ont été rajoutés au XIIIième siècle.
A l’extérieur, l’abside (extrémité en demi-cercle d’une église romane et par analogie du chœur de l’église) est semi-circulaire, divisée verticalement avec le chœur en pans de sept groupes de trois colonnes engagées aux angles et deux contreforts. Les archivoltes (bandeaux ou série de bandeaux moulurés ou ornés de sculptures enveloppant un arc de porte ou de fenêtre) des trois fenêtres du chœur sont unies et les archivoltes des trois fenêtres de l’abside sont décorées. Les chapiteaux des cinq fenêtres sont habillés de palme et de pommes de pin. Les chapiteaux des grandes colonnes sont ornés d’oiseaux, de palme, de personnages, de la Jérusalem Céleste.
B. Larrieu a fait allusion à un texte qui réfutait la référence à la « Jérusalem Céleste » au profit d’un témoignage parlant des « sept églises initiales ».
La corniche a un profil simple avec des modillons sculptés de croix, entrelacs, losanges étoiles, têtes de loup etc…
L’absidiole nord est garnie de colonnettes avec une fenêtre unique oblongue, alors que l’absidiole sud a été remplacée par une tour aménagée pour la défense. Elle abrite une chambre forte qui renferme l’escalier en hélice qui conduit au clocher.
Le clocher-tour situé à la croisée du transept (galerie transversale d’une église qui sépare le chœur de la nef), supporté par des piliers massifs du XIVième siècle, devait servir à communiquer avec les autres édifices pour prévenir des dangers à venir.
Le portail est d’inspiration saintongeaise, fin XIIième-début XIIIième siècles. Magnifique porte à cintre qui s’ouvre sur plusieurs arcs demi-circulaires en retraits. Les arcs médians s‘appuient à droite sur trois colonnes et à gauche sur une seule colonne. Présence d’un bénitier de haute taille. Selon la tradition locale, il devait être accessible par le seigneur qui entrait, à cheval, dans l’église. Présence de contreforts peu saillants dans les murs. La coloration différente du jointoiement des pierres dans les murs extérieurs atteste la présence de périodes de constructions qui se sont succédées dans le temps, s’imbriquant les unes dans les autres.
A l’intérieur, l’abside et l’absidiole nord (l’absidiole sud est démolie) sont toutes deux voûtées en cul-de-four, alors que le chœur est voûté en berceau plein cintre. Selon Léo Drouyn, ce chevet serait le plus riche de Gironde. Présence de peintures et d’enduits en cours de restauration sur les murs de l’absidiole nord. Les chapiteaux et les arcades sont richement décorés notamment de scènes de chasse, de volutes, de losanges, d’animaux, de grappes de raisins et de coquilles St Jacques. Ces lieux se trouvaient au carrefour de deux très importants chemins jacquaires : l’un emprunté par les pèlerins britanniques, normands et bretons qui débarquaient dans le Médoc, l’autre foulé par les pèlerins venant de Tours et de Paris, qui, après avoir traversé la Gironde, gagnaient la voie littorale ou se rendaient à Bordeaux.
La nef est voûtée en berceau brisé, supporté par des pilastres (saillies engagées dans le mur), armés de colonnes engagées. Le carré du transept est voûté en berceau plein cintre.
Saint Saturnin: Il fut le premier évêque de Toulouse. Son nom francisé est devenu «Sernin ».Sous l’empereur romain Dèce, il fut martyrisé vers 250 pour avoir refusé de reconnaître les dieux païens. Il mourut, attaché et traîné par les pieds à un taureau en furie.

Abbaye de Vertheuil : Aurait été construite sur une villa gallo-romaine. Elle a été occupée par des Bénédictins puis par l’Ordre des Chanoines Réguliers de St Augustin. Elle a été plusieurs fois détruite, notamment pendant la Guerre de Cent Ans (couvre une période de 116 ans de 1337 à 1453, opposant sur le sol français deux dynasties : les Plantagenêts et la Maison Capétienne des Valois), les Guerres de Religion, (série de huit conflits qui ont ravagé le royaume de France pendant la seconde partie du XVIième siècle, opposant Catholique et Protestants ou Huguenots), reconstruite au XVIIIième siècle, à nouveau partiellement détruite au XIXième siècle. De l’antique abbaye il ne resterait que quelques vestiges d’arcades, des caves voûtées, les soubassements de certains murs actuels, un four à pain et le mur du cuvier. L’abbaye est d’une élégance simple et classique, d’un style typiquement XVIIIième siècle. Nous remarquerons la belle ordonnance des façades, le perron descendant vers les jardins à l’anglaise. Attenante à l’abbaye, l’abbatiale Saint Pierre dont la construction remonterait aux XIième et XIIième siècles, fut remaniée aux XIVième, XVIièmè et XIXième siècles. Elle est romane d’inspiration saintongeaise.
A l’intérieur, nous y trouvons une vaste nef avec deux collatéraux voûtés en berceau, desservant trois chapelles (l’une carrée, les deux autres coiffées en cul de four). Toutes les trois furent exhaussées et fortifiées au XVIième siècle durant les Guerres de Religion. Dans la nef, nous observons des chapiteaux aux accoudoirs sculptés, du XVième siècle ainsi qu’un beau lutrin en bois, tous classés Monuments Historiques. En sortant, signalons les fonts baptismaux pédiculés en pierre (XVième siècle).
A l’extérieur, le très beau porche roman d’inspiration saintongeaise fut remanié au XVIIième siècle. Le clocher sud est carré (XVIième siècle) et abrite un escalier donnant accès au chevet surélevé et fortifié. Le clocher nord a deux étages (XIIième siècle).

La basilique Notre-Dame-de-la-fin-des-Terres de Soulac: Elle doit son nom à la pointe de Grave laquelle forme la partie la plus septentrionale de la presqu’île du Médoc. Elle est classée Monument Historique et inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité. La légende rapporte que des saints auraient créé un oratoire non loin de Notre Dame de Soulac. Il abritait une goutte de lait de la Vierge venue de la Terre Sainte. Cette relique attirait de nombreux pèlerins. Toutefois, aucun témoignage archéologique ne vient confirmer cette construction.
Les plus anciennes traces indiquant la présence d’un édifice religieux dateraient du XIième siècle. Il s’agirait d’un monastère bénédictin de petite taille voué au culte de Ste Véronique.
 Il s’est «étoffé» grâce à la présence croissante des « jacquets », débarquant sur la côte pour emprunter le chemin de Soulac le long du littoral.
Au cours de la moitié du XIIième siècle, est édifié le sanctuaire actuel conçu comme une église de pèlerinage permettant aux croyants de circuler à proximité des reliques. Elles font l’objet d’un commerce lucratif et se multiplient au Moyen Âge. A cette époque, les vents d’ouest déplacent les dunes de sable. Le sanctuaire est ensablé et inondé par l’eau de la nappe phréatique qui s’élève.
Au XIVième siècle, des travaux d’exhaussement du sol sont entrepris. L’édifice est en partie restauré et doté d’un clocher dans la première moitié du XVIième siècle. Cependant l’édifice subit constamment l’ensablement et finit par être déclaré « fort ruyné »  dans le premier tiers du XVIième siècle.
La paix revient, après une longue guerre civile, qui retrouve l’église dans un état de plus en critique, affaiblie, endommagée par les ensablements réguliers qui sapent sa structure.
En 1741, les habitants du village, abandonnent les lieux et leur église au sable et créent un nouveau site à quelques lieux de là. En quelques décennies, l’église est ensevelie à l’exception de son clocher qui sert d’amer (objet ou édifice très visible sur la côte servant de repère aux marins en mer) pour les bateaux.
Au XIXième siècle, les tempêtes de sable recouvrent ou découvrent l’édifice ruiné par les attaques incessantes des éléments naturels.
Dans les années 1860, l’Archevêque de Bordeaux, autrement dit le Cardinal Donnet (Ferdinand, François, Auguste Donnet, né le 17 novembre à Bourg-Argental, mort à Bordeaux le 23 décembre 1882, cardinal français), fait restaurer la basilique. Elle restera en chantier jusqu’en 1905, subissant d’importantes transformations.
Le blason de la ville de Soulac rappelle cette renaissance : « Du sable, elle se dresse, ressuscitée ».
C’est un édifice de style roman d’influence saintongeaise. Originellement, elle était construite sur un plan de croix latine dont le transept sera détruit au cours des travaux de restauration du XIXième siècle. Elle a donc une nef et deux collatéraux, l’ensemble divisé en cinq travées. Les voûtes en arc brisé sont rythmées par des doubleaux reposant sur des colonnes. Les puissants piliers et l’escalier à vis trahissent la présence d’un clocher ancien remplacé par la tour au XVIième siècle. Les chapiteaux affichent un décor végétal et géométrique (feuilles d’acanthe et figures géométriques), alors que ceux du chœur sont historiés et reprennent de grands thèmes bibliques. Le chœur est composé d’une abside en cul de four précédée d’une travée droite.
A l’extérieur, présence d’une abside et de deux absidioles. Elles étaient divisées en trois strates. Seules les parties supérieures ont été dégagées, afin de conserver de la solidité à l’édifice. Les baies sont coiffées d’une arcature.
Une chaire monumentale en pierre, une statue en bois polychrome de la Vierge (XIXième siècle), une statue de Saint Jacques offerte par des pèlerins, la châsse (grand reliquaire (boîte coffret) souvent en forme d’église, renfermant tout ou partie du corps d’un saint) de Ste Véronique, contenant des reliques, participent à la richesse du patrimoine de l’édifice.

Eglise Notre Dame de Benon : Seul vestige d’une importante Commanderie Hospitalière de Saint-Jean de Jérusalem situé sur l’un des chemins de Compostelle. C’est un exemple remarquable de l’architecture des ordres militaires. Elle est classée Monument Historique depuis 1972. Dans cet ordre militaire, ce sont des chapelles qui sont construites, pas des églises. Restaurée actuellement par l’association.
La première église du site (XIIième) est une chapelle romane dédiée à Ste-Catherine d’Alexandrie. C’est la sacristie actuelle. Elle fut agrandie, plus tard, au sud, par un autre édifice dédié à Notre Dame. Les murs élevés avec de la belle pierre de taille sont couronnés par une belle corniche à modillons.
La façade occidentale, dissymétrique du fait de la présence d’un escalier, possède un portail formé de trois arcs en plein cintre aux voussures moulurées, s’appuyant sur des colonnes à chapiteaux sobres. Un décor de « pointes de diamants » anime cette façade. Au-dessus, une corniche sur modillons, forme l’assise d’une arcature composée de cinq arcs cintrés, supportés par des colonnes géminées accompagnant un pilastre. Elle est surmontée d’une autre corniche à modillons au-dessus  de laquelle s’élève un clocher-arcade, reconstruit en 1868 pour abriter trois cloches.
Façade est, côté soleil levant, les fenêtres accueillent la lumière. Il n’y a pas d’abside, juste un mur plat. Façade nord, pas d’ouverture. Présence d’enfeu (niche funéraire à fond plat).Façade sud, présence de contreforts incrustés dans l’appareil des murs en élévation. Des corbeaux et des modillons apparaissent sur cette partie de l’édifice. Des fenêtres assurent éclairage de l’intérieur de la chapelle. Les murs sont très épais puisqu’ils mesurent de 1.3m à 1.4m de large.
Intérieur : «Vatican II» (c’est le deuxième conseil œcuménique du Vatican ouvert le 11octobre 1962 par Jean XXIII et fermé le 8 décembre 1965 sous le pontificat de Paul 6) insista, notamment, auprès des autorités religieuses, pour que les autels se rapprochent des pèlerins agenouillés dans la nef. Avant, il était fréquent qu’ils soient contre le mur le plus éloigné. Nous sommes, traditionnellement, dans ce type de chapelle d’ordre hospitalier, dans la sobriété et la simplicité. Les pèlerins sont là pour prier, pas pour être divertis par les décors. Le vitrail cistercien « fait » lui aussi, dans la sobriété, sans fioriture.  Ce sont des vitraux dits « de grisaille ». Le dessin, le motif, la couleur restent modestes, conformément aux règles de l’Ordre. La nef est voûtée d’un berceau brisé et se termine par un chevet plat percé d’un triplet. Nous observerons une statue de la Vierge « Notre Dame de Benon » en bois du XVIIIième siècle, un autel monolithe de style roman, avec châsse reliquaire de Ste-Thérèse sur une face et une Croix de Malte sur une autre face. Il fut reconstruit en 1995. Deux bénitiers du XVIIIième siècle, ainsi qu’un Christ, un porte-lutrin et un tableau « l’Assomption de la Vierge », tous du XVIIIième siècle.

Eglise de Saint-Vivien de Médoc :
L’église paléochrétienne est achevée au VIème siècle, à l’époque de Saint-Vivien de Saintes. La fin des travaux aurait été conduite par Léonce Le Jeune, évêque de Bordeaux. Elle fut menacée à plusieurs reprises de destruction, notamment avec les invasions barbares et les Guerres de Religion.
Dans les années 450, le Médoc était inclus dans le royaume Wisigoth. Le roi mérovingien Euric qui régnait à Bordeaux chassa les envahisseurs saxons. L’évêque de Saintes nommé Vivien, traversa la Gironde pour évangéliser le Médoc. Vivien est le 1er exemple du rayonnement de la Saintonge sur le Médoc. On peut penser sans beaucoup se tromper que l’église fut construite sur le lieu d’un culte païen antérieur.
Les invasions normandes furent la cause de la destruction de l’église paléochrétienne qui fut reconstruite dans un style d’inspiration saintongeaise aux XIème et XIIème siècles.
Cette église bien que fortifiée en 1622, fut prise et incendiée à cette date par les Huguenots venant de La Rochelle. Les créneaux furent abattus, d’après  l’abbé Baurein au XVIIIème siècle : « Il y a environ 20 ans qu’on a abattu le restant des fortifications et des créneaux qu’on voyait encore au devant de son entrée ».
Au départ l’église romane comprend une nef unique. Si l’on en croit un croquis fait dans les années 1845 représentant une reconstitution de l’église au XIIème siècle, nous observons la présence d’un clocher carré entre le chœur et la nef.
En 1845, Paul Abadie dresse plusieurs plans et dessins de l’église de Saint-Vivien. On remarque que l’église était munie d’un pan-clocher entre l’abside et la nef. Une tourelle au nord pour atteindre les cloches et une petite construction au sud juste derrière le pan clocher : la sacristie. En 1858, Léo Drouyn exécute le même dessin, sauf qu’il met la tourelle de l’autre côté. La nef fut refaite en 1850 en l’agrandissant de deux bas-côtés (Bonnore, architecte). Malheureusement, suite à des défauts de construction, les murs se lézardèrent. Léo Drouyn écrit le 7 avril 1858 : « Les murs se lézardent dans certains endroits et font ventre dans d’autres. Cependant tout cela peut durer encore longtemps ».
En 1873, le cardinal Donnet dote l’église d’un clocher. Est-ce que cela fragilise un peu plus l’église ? Les derniers mots de Léo Drouyn étaient sans doute de trop. En 1880, on démolit, pour les refaire avec les mêmes matériaux, trois travées du plan courbe de l’abside. On s’aperçoit alors que le reste du chevet est dans un tel état de désagrégation qu’il faut procéder à une réfection totale de l’édifice, ce qui est fait en 1883.
Malgré ces travaux, Brutails, en 1912, estime que le résultat n’est pas satisfaisant. La voûte se lézarde et l’abside s’affaisse vers l’est.
L’Occupation et les combats de 1944-1945 dans la poche du Médoc, laissèrent des traces. Les lambris du plafond et la voûte du chœur furent endommagés. Le clocher fut abattu, l’abside heureusement moins touchée. C’est l’architecte Larcher d’Arcachon qui refit le clocher dans les années 1955-1957. Le clocher est en béton armé orné de claustras. Il rappelle les constructions d’Auguste Perret. Vous pourrez admirer sur le clocher trois sculptures réalisées par Joseph Rivière.
L’église fut rouverte au culte le 5 mai 1957, bénite par Mgr. Richaud, archevêque de Bordeaux. Les matériaux provenaient très certainement de la Saintonge. Ils étaient acheminés par bateaux car il n’existait pas de carrière à proximité de la commune. Les compagnons qui réalisèrent la construction devaient être, eux aussi, originaires de la Saintonge car ils maîtrisaient la taille des pierres et des décorations inconnues localement. Cette abside (9 pans), finement décorée et sculptée est considérée par le chanoine Tonnelier comme : « l’une des plus belles qu’on puisse voir ». Celui-ci souligne encore l’inspiration saintongeaise des tresses et des nattes des sculptures. Il y a sur ces murs une grande richesse architecturale très précise.
Le texte, décrivant les vicissitudes de l’église de Saint Vivien de Médoc m’a été généreusement fourni par Maryse Calbet, intervenante du jour sur cette église.

Sources :
Les intervenants, les Editions de l’Entre-deux-Mers, la Société Archéologique et Historique du Médoc, les Amis de l’Abbaye de Vertheuil, les Amis de l’église de Moulis, l’association Baurein pour la connaissance du Médoc, les sites dédiés.
Darquest Dominique.