L'association Les Amis de Leo Drouyn vous invite à découvrir dans de conviviales rencontres, sur les pas de l'artiste archéologue du XIXe siècle, le patrimoine girondin, ses richesses architecturales, artistiques, ses paysages et son terroir...

mercredi 24 juillet 2013

Cadillac le Samedi 6 Juillet 2013 - Compte-rendu

Cadillac et le château des ducs d’Epernon


A l’invitation du Centre des Monuments Historiques nationaux, de l’association des Amis de Léo Drouyn les visiteurs ont eu la chance de découvrir le château des ducs d’Epernon sous la conduite de Philippe Araguas ( professeur d’Histoire de l’Art université Bordeaux 3) et de Françoise Henri-Morlier ( Administrateur du château de Cadillac). Ils purent également participer au vernissage de l’exposition «Rêves d’architectures perdues», eaux-fortes originales de Gérard Trignac.
Eau-forte de G.Trignac


Château des ducs d’Epernon : Il est situé au cœur de la Bastide de Cadillac. Le château, les douves et le jardin sont classés au titre des Monuments Historiques. Il est actuellement propriété de l’Etat et géré par le Centre des Monuments Historiques. Il a été construit à la demande de Jean Louis de Nogaret de la Valette (1554-1642) premier Duc d’Epernon. Devenu un des «mignons» du roi Henri III (1551-1589) il mourut en disgrâce sous le règne de Louis XIII.
Pour le bâtir, une partie des pierres composant les fortifications de la ville furent utilisées. Sa construction très coûteuse est estimée à plus de 3 millions de lires.
Ponctuellement, la présence de fortifications rappelle que ce château fut une forteresse militaire occupant une position stratégique. A l’origine le château et deux ailes entourent une cour pour former un «u». Une des ailes est démolie au XVII siècle et les pierres sont vendues. Saisi pendant la «Révolution  Française» il servit de prison pour femmes puis d’hôpital psychiatrique avant d’être désaffecté après un incendie. «Le vieux château gothique a perdu son blason et le château moderne est devenu une prison. Vigier».
Par la suite il fut réhabilité pour devenir actuellement un musée. Bien que cet ouvrage ne soit pas médiéval il n’en demeure pas moins comme un édifice incontournable du 19ème siècle aux yeux de Léo Drouyn. Ce dernier a laissé un grand nombre de dessins et de gravures du château. Plusieurs architectes seraient intervenus au cours de sa construction. Le conditionnel s’impose car les preuves attestant leurs présences se font rares. Il semble que l’architecture au dessin sobre, emprunte d’une rigueur mathématique impressionnante ait cédé aux influences et modes du moment. 

D.Darquest





Château de Cadillac, vue depuis la cour intérieure







Le château fait l’objet actuellement de rénovations internes. Trois à quatre salles sont en cours «d’habillage». Peintures et enduits restaurées dans leur «jus», mise en place de tentures murales, «retouches» des cheminées magistrales uniques par leurs dimensions et leur qualités esthétiques. Elles sont réalisées avec différents marbres, de plâtres relevés de polychromies. Présence exceptionnelle d’un escalier en «vis suspendu» réalisé avec une très grande technicité que nous devons à Pierre Souffron. «Ce château est une carcasse vide qu’il nous faut animer» nous dit notre guide. C’est la raison pour laquelle certaines salles accueillent des panneaux et des tirages informatifs.