L'association Les Amis de Leo Drouyn vous invite à découvrir dans de conviviales rencontres, sur les pas de l'artiste archéologue du XIXe siècle, le patrimoine girondin, ses richesses architecturales, artistiques, ses paysages et son terroir...

lundi 6 juillet 2009

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Sortie dans la forêt de la Double 4 juillet 2009


              Carte de Thierry Colnat extraite de "Rustica : 
           l'hebdo jardin" n° 1521 bis du 17 au 22, février1999 
[WWW]Diaporama d'Yves Carlier 





En ce beau samedi de juillet, nous nous sommes retrouvés au centre nautique de Saint Christophe de Double, « point zéro de longitude », accueillis par les représentants de la mairie de Saint Christophe, ceux de l’Office de Tourisme du Pays de Coutras, et le Président du GRAHC M. David REDON, (Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Coutras).
A la suite d’un café de bienvenue, de quelques grignotages, et de la remise d’un document du GRAHC relatant les principaux points historiques de la journée, nous sommes partis vers « la maison Rochon » aussi appelée « château Bouffard ». 
C’est une belle demeure médiévale, mais très restaurée, et derrière laquelle notre Président Bernard LARRIEU nous a fait découvrir un joli bâtiment, beaucoup moins restauré mais en piteux état !
C’est en suite que nous sommes entrés dans la belle foret de la double, réputée au cours des siècles pour son « cadre inhospitalier, avec ses marécages insalubres et ses sous-bois sombres ». D’ailleurs, c’est bien d’elle que s’est inspiré Eugène LEROY, pour son roman « Jacquou le Croquant ». 


Après quelque kilomètres de marche, notre Guide Naturaliste M. Régis AUDOIRE, nous a expliqué, et montré, les principales espèces d’arbres de la foret avant de nous faire remarquer des fleurs caractéristique de la Double : l’Orpin, la Salicaire, la Brunelle et l’œillet sauvage.

Cette forêt, délimitée par l'Isle au sud, la Dronne au Nord et la Vallée de la Beauronne à l’est, est un terroir à elle seule, que Mlle Corinne MARRACHE, Universitaire de BX 3, nous a ensuite présenté, au bord d’un étang, en insistant sur plusieurs points, dont :
· l’importance des maladies, courantes au bord des étangs ( moustiques !…) ,
· la pauvreté des habitants,
· et enfin la disparition des forets qui longtemps, ont été utilisées par les paysans, les charbonniers ou les verriers de la région.
Car, ce n’est qu’au XIX éme siècle qu’eurent lieu les travaux de reforestation de la Double, ainsi que ceux relatifs au tracés de chemins, et à l’assèchement de quelques étangs comme à la consolidation de leurs bordures, afin d’éviter l’existence de trop nombreux marécages.

C’est en suite une érudit local, M. Maurice BIRET, assisté de David REDON, qui au travers des rares villages traversés nous ont fournis des explications sur la vie locale
Et nous sommes arrivés à notre « coin repas », ou Mme Brigitte BERTIN nous a présenté un lieu remarquable d’Echourgnac : la ferme du Parcot.

Nous avons alors visité la Chapelle Saint Marin de BOST dont les origines semblent assez imprécises, mais sûrement liées à la contestation de la frontières entre le Périgord, la Guyenne et l’Angoumois, que nous allons retrouver à la Pierre de Champmartin.
Cette dernière, si elle n’apparaît pas aujourd’hui sous son aspect originel, a du être « retrouvée », sous la forme d’une borne calcaire, par les archéologues du GRAHP, le 25 avril dernier ! Nous venons ainsi de voir une belle démonstration de l’intérêt de la recherche appliquée à l’Archéologie : nos érudits ont recherché un emplacement, qu’ils ont déterminé théoriquement, puis ayant reçu une autorisation de fouille, ils ont obtenu confirmation de leur travail : Bravo !

Poursuivant notre ballade, et après avoir côtoyé un élevage où se trouvaient des lamas, nous sommes parvenus au lieu dit « la Verrière » siège d’une ancienne verrerie : la « Verrerie de la Mothe » qui trouvait sur place le bois et la silice nécessaires au travail du verre, le complément de soude étant lié soit à un achat de Salicorne via les notaires de Bordeaux (qui devaient aussi écouler une partie de leur production) soit par l’utilisation de la fougère. Mais les troubles religieux du XVII ème, et la cessation du commerce de la Salicorne, causèrent la « fin annoncée des verreries de la double ».
Cette dernière étape fut marquée par une halte « rafraîchissements et gâteaux », particulièrement appréciée de tous, ainsi que par une petite exposition qui nous permis de voir : 
  • des pierres taillées, signe évident de l’occupation très ancienne du secteur, 
  • des morceaux de verres et autres vestiges des verreries, 
  • une carafe en verre de cette époque.
Puis en rentrant à St Christophe notre Guide Nature M. Régis AUDOIRE, nous fit découvrir une nouvelle fleur, endémique et très spécifique du chemin emprunté, la Lobélie.
Cette belle journée se terminant au parking du départ, avec un dernier pot offert par la l’office de Tourisme du Pays de Coutras avant d’écouter la musique folk, de Stéphanie BABUREK et Paul GONET, des « habitués » de nos sorties.
— JF Piedrafita




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– une première ! Léo dans la forêt de la Double !
Départ : Centre nautique et de loisir de Saint-Christophe-de-Double, au point zéro en longitude – 09h15 – à pied
Journée de découverte, avec nos amis du GRAHC, dans la forêt de la Double, avec les meilleurs spécialistes de cette forêt à cheval sur deux départements. Découverte des nauves et des étangs, de la vie traditionnelle et des productions locales. Final au bord d'un étang avec la musique folk tellement appréciée l'an dernier à Pujols et Targon !