L'association Les Amis de Leo Drouyn vous invite à découvrir dans de conviviales rencontres, sur les pas de l'artiste archéologue du XIXe siècle, le patrimoine girondin, ses richesses architecturales, artistiques, ses paysages et son terroir...

mardi 8 septembre 2009

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Sortie en Créonnais Samedi 29 août 2009

[WWW]Photos d'Yves Carlier

  (Cliquez en haut à gauche, sur   pour voir en diaporama)
C’est avec un beau soleil que je pars pour Créon, à la deuxième sortie de « Léo à vélo », que j’appréhende depuis ma participation de 2007 : je ne fais jamais de vélo !
Vers 9 heures, je retrouve les amis : ceux du club de cyclotourisme de Créon, et ceux de Léo…après être passé par la « Maison du Vélo » louer mon engin.
Puis, sous la conduite de J.P. SILVESTRINI, vers 9 h 45, nous partons en direction du Pout en empruntant des chemins vallonnés. Nous sommes passés devant le Château de Rivalan et avant d’atteindre Camarsac, nous avons bifurqué, au milieu
d’une côte pour prendre un chemin de terre. Ce dernier nous a conduit au château de Camarsac où, comme le souligne leur site internet :
« Toute aventure architecturale, agricole ou même industrielle est avant tout une histoire d’hommes, de rencontres, d’opportunités. Le château de Camarsac n’aurait pas perduré sans le soutien d'Edouard de Woodstock, la persévérance de Monet de Canteloup, l'autorité d'Henri IV d'Angleterre, ni l’audace de ses propriétaires successifs. C’est aussi à travers les femmes et les hommes que le Château de Camarsac retrouve aujourd’hui une nouvelle jeunesse.» 


Au sein de l’équipe actuelle, c’est Thierry Lurton qui l’a racheté à sa sœur Bérénice en 2007, qui le tenait elle-même de leur père, M. LURTON, propriétaire depuis 1973 et l’un des membres fondateurs de cette famille renommée de la viticulture Girondine.
Quant au château par lui-même, c’est « … une petite forteresse du 14 ème siècle appartenant à la famille de Canteloup. Agrandie une première fois dans la 1ère moitié du 15 ème siècle, époque où elle passa dans la maison de Gères. » 

Cette partie historique, dessinée par Léo Drouyn, correspond à une bâtisse de plan carré à deux tours et deux échauguettes d’angle. L’escalier est situé dans la tour au nord-est. Cette demeure fut considérablement remaniée au XVII ème siècle, puis restaurée par mr. Auguste de GERE à partir de 1858. Il ajouta ainsi toute une partie habitable côté sud, pourvue de grandes fenêtres, de créneaux et merlons (le merlon étant la partie pleine entre deux créneaux), le tout remanié dans un style néo-gothique.
Nous tenons à remercier notre guide, qui nous a permis de voir les salles de réception du bas, ainsi que le bureau de M. T. LURTON.

Ensuite, retraversant Camarsac, nous sommes repartis par des chemins agréables, quoique toujours vallonnés, vers Pompignac et son église. Dans ce village, que les recherches archéologiques permettent de dater au moins depuis l’époque gallo-romaine, c’est le clocher, bien sûr remanié par le cardinal DONNET, qui nous intéresse.
Nos historiennes Judith CANAL et Laétitia BONNE nous font part de quelques travaux réalisés. 

Sa première construction remonte au XII ème siècle, comme en témoigne le portail à voussures, protégé aujourd’hui dans le porche, qu’ elles ont aussi commenté. S’il a été peu touché par le terrible incendie de 1899, les autorités ont dû malgré tout reconstruire l’église, mais la priorité n’a pas été donnée au respect du style, notamment pour des raisons financières.

C’est en retard, que nous arrivons à Tresses où nous attendent M. Jean-Pierre SOUBIE, Maire et M. DELUGA qui vont nous permettre de mieux connaître l’église Saint Pierre, agrandie au XV ème siècle d’un chevet nord, et au XIX ème siècle d’un autre au sud.
Si malheureusement, à cause des travaux actuels de rénovation, nous ne pouvons y entrer, nous pouvons visiter son clocher médiéval, intérêt principal de l’édifice et déjà rénové.
Pour le décrire nous pouvons faire référence à M. de Castelnau d'Essenault de la Commission des monuments historiques, qui en 1866 écrivait : 
    « L'ancien clocher fortifié construit à la fin du XIII ème siècle est une grande tour carrée, avec de puissants contreforts aux angles. L'épaisseur de ses murs, ses larges créneaux qui rappellent ceux des remparts de la cité de Carcassonne, ses fenêtres longues et étroites comme des archères et enfin ce mur de l'ouest ajouré de hautes arcades pour la suspension des cloches, tout cet ensemble a un aspect robuste et fier, un caractère imposant. On sent que c'est l’œuvre d'une époque d'agitations et de luttes...».
Nous sommes attendus ensuite à la salle des fêtes, pour partager un rafraîchissement offert par la municipalité qui a eu la gentillesse de nous faire profiter de ce lieu abrité, et de ses tables et chaises pour pique-niquer. 

Après ces moments de réconfort, nous repartons vers Bouliac, en suivant sur la carte le tracé qui nous a été donné par nos amis cyclotouristes de Créon, qui ont même été jusqu’à baliser tous les virages de notre parcours, à l’aide de peinture verte sur la chaussée : des lettres LV (Léo à Vélo), précédées d’une flèche cassée à tous les changements de direction !
Grâce à ce balisage, notre groupe arriva au complet à Bouliac. Car si notre vitesse pouvait être à peu près égale sur les plats et en descente, les montées créaient toujours une sélection impitoyable.

Parvenus à Saint Siméon, l’église actuelle, nous découvrons la vue magnifique de la vallée de la Garonne à nos pieds… Et si Jean-Marie AMAT a fait construire à côté son relais-château : « Hôtel du Saint James », il ne s’est pas trompé de paysage.
Quant à l’église où nous avons failli ne pas pénétrer, M. Bernard LARRIEU nous a fait profiter encore une fois de son savoir :
- tout d’abord par une approche extérieure de l’église, véritable joyau de l’art roman, dont les sculptures auraient été taillées par les artistes qui ont travaillé à la Sauve Majeure. Nous y découvrons différents modillons qui mêlent des scènes bibliques, relatives au bien et au mal.
- Mais c’est à l’intérieur que nous retrouvons les chapiteaux dessinés par Léo Drouyn, dans un état de conservation surprenant.
- Et pour terminer cet aperçu rapide de l’église, il faut rappeler que c’est le futur archevêque de Bordeaux, Pey Berland, qui dès 1413, décida de la fortifier afin qu’elle puisse servir de refuge. Les traces de ces travaux sont encore visibles par les meurtrières.
Nous reprenons ensuite nos vélos pour descendre la côte de Bouliac !…Mais c’est le signe d’une montée prochaine vers Sendrol que nous atteindrons après une montée - pour moi interminable - avant de redescendre vers la gare de Citon-Cénac où M. Bernard LARRIEU nous a expliqué la raison de la ligne ferroviaire indispensable au désenclavement de l’Entre-deux-Mers, tant pour les viticulteurs que pour les carriers.

Elle a depuis été transformée en piste cyclable « Roger Lapébie » par le Conseil Général de la Gironde, et grâce à elle nous atteignons Sadirac et son musée de la Poterie, où nous attend Mme Cécile HUET, qui nous le fait découvrir.
Nous voyons des « instruments de cuisine » de nos ancêtres, et en particulier des
mortiers utilisés aussi bien pour le broyage que la cuisson des aliments, un arrosoir en terre cuite et des moules à sucre…
Faute de temps, nous devons repartir assez vite, sans nous arrêter à la Maison de la nature de Salignac, où j’ai quand même pu de saluer M. Eric VESSY de l’Association Océan, qui est de permanence.
Pour terminer cette belle et fatigante journée, nous sommes réunis autour d’un dernier pot, prêts, après une nuit réparatrice, à nous retrouver dimanche matin à Romagne.
—Jean-François Piedrafita 




– Léo à Vélo en Créonnais et vers les coteaux de Garonne


Départ : Gare de Créon, halte cycliste – 09h30 – Léo à vélo


En selle vers Camarsac et son château, les églises de Pompignac et de Tresses, où nous pique-niquerons, et retour par Bouliac, la piste cyclable. Arrêts à Lignan et Sadirac, avec leurs musées et leurs églises. Avec nos amis du Vélo-Club de Créon et possibilité de louer le vélo à Créon.

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